mardi 17 juin 2008

Je collectionne des bouts du monde

« Quand tu as dit : « quelqu’un qui t’aimes », mon cœur s’est envolé.
- Attends-moi pour t’envoler.
- Pourquoi, toi tu ne t’envoles pas ?
- Si, si, mais c’est pas drôle si t’es pas là, c’est pas drôle de s’envoler toute seule.
- C’est vrai.
- Alors, tu m’attends ?
- Oui. »

J’avais l’intime conviction d’être plus qu’un ballon à ses yeux, de ne pas faire que flotter au grés du vent. Mais je pensais être au dessus des nuages, quelque part entre l’atmosphère et les étoiles. Pas tout à fait près des étoiles. Pas encore…
J’avais du chemin à parcourir, des choses à voir, dans cette immense boîte où je mets tous mes souvenirs, dans laquelle je collectionne des bouts du monde.
Car je vais d’homme en homme, de paysage en paysage, sans jamais être rassasiée. Sans jamais étancher ma soif d’apprendre, des autres, de ceux que je ne connais pas encore, de moi, que je ne connais pas vraiment.
Et aujourd’hui sur les murs de cette immense boîte qu’est mon corps, il y a ton nom, et puis ta photo, ton visage qui ne me quitte jamais. Il y a un mur entier qui porte ton odeur…

lundi 16 juin 2008

La boîte

Nous devrions avoir une boîte dans le corps pour évacuer nos sentiments. Le manque surtout. Cela pourrait être les larmes, mais ce n’est pas une boîte, ça ne les évacue pas totalement, ça n’épure pas le corps. Ca le déstabilise, l’assèche un peu plus. A chaque larme versée, une étincelle de douleur, qui traverse la peau et le cœur quand l’autre n’est pas là. Et à chaque étincelle, le cœur qui bât plus vite, signe que les sentiments sont là, et que chaque étincelle les fait grandir. Ils nourrissent l’âme des amoureux en les faisant souffrir de l’absence de l’autre. Ils les font monter au ciel, leur laissant effleurer les étoiles ; et l’instant d’après, lorsqu’ils retombent dans leur draps de coton, une fois que l’univers s’est éloigné de leurs yeux, une fois que la gravité a refait sa loi, la peur de perdre l’autre arrive. Car le simple fait que les sentiments soient comprimés dans cette grande boîte qu’est le corps, sans qu'ils puissent en sortir - parce que l'autre n'est plus là-, est insupportable.

© J.u.L.i.A
Ecrit le 15/06/2008

dimanche 15 juin 2008

Premiers mots

Ancien blog : http://noiretblanc.hautetfort.com/

{ Ne plus raconter ma vie sinon par le prismes de mes textes et de mes coups de coeur cinématographiques et musicaux }