jeudi 30 juillet 2009

Bavardage égaré

En ce moment, j'écris des textes à la cons, bardés de métaphores et de comparaisons qui sont parfois difficiles à comprendre, même pour moi. J'écris, et ça vient comme ça, un peu comme de l'écriture automatique.

Pour moi les jours passent comme l'éternité. Quelques fois moins longtemps. Pas souvent. J'ai essayé de les ralentir, j'ai essayé toutes sortes de choses et ça n'a pas marché. J'avais la désagréable impression de devenir une de ces ombres qui ne brillent jamais. Une de celles qui vous rappellent le matin que vous devriez rester cachée, et attendre. Car les ombres gardent toujours le secret espoir de changer de couleur.
Pour moi les jours passent et dans leur éternité me font réfléchir. Ils me disent des secrets, me les soufflent à mon oreille pour que je puisse bien les entendre. Et une fois que je les ai entendu, je dois les accepter. Dernièrement ce n'était pas facile, ils m'ont dit des choses dures, des choses désagréables. Mais ils m'ont rendu plus forte, ils ne m'ont pas fait souffrir. Ils m'ont simplement redonné la vie, de sorte que mon ombre -qui ne brillait jamais- change peu à peu de couleur.


"Alors que l'on croit savoir comment devraient être les choses ; la réalité, c'est que les choses sont comme elles sont.
La vie n'est pas un de ces distributeurs automatiques où l'on introduit de la vertu et on retire du bonheur."
[LHDP] :: http://www.youtube.com/watch?v=-jIkZoYycpg

samedi 25 juillet 2009

Découvertes

Ce n'est pas de moi, mais de Shamim Sarif, une romancière et réalisatrice britannique d'origine sud-africaine. Ce poème est donc en anglais, il est extrait d'un des films de Shamim Sarif :: I can't think straight.

Every night I empty my heart, but by morning it's full again
Slow droplets of you sleep in through the night's soft caress
At dawn I overflow with thoughts of us
An aching pleasure that gives me no respite
Love cannot be contained
The neat packaging of desire splits asunder
Spilling crimson through my days
Long, languishing days that are now bruised tender with yearning
Spent searching for a fingerprint, a scent, a breath you left behind.


*Tradution ::
Chaque nuit je vide mon coeur mais au matin il est à nouveau plein
Des goutelettes emplies de toi s'infiltrent dans la douce caresse de la nuit
A l'aurore des pensées de toi m'envahissent
Un plaisir douloureux qui ne me laisse aucun répit.
L'amour ne peut être contenu.
Son emballage se déchire en mille morceaux
Et répand du vermillon dans ma vie
Les longues journées où je me languissais sont désormais meurtries par le désir
Je les passe à chercher une de tes empreintes, une odeur ou bien un souffle que tu aurais laissé derrière toi.



Sheetal Sheth, qui interprète le rôle de Leyla dans I can't think straight


Société de production/blog/filmo etc. de Shamim Sarif et Hanan Kattan (sa compagne) : http://www.enlightenment-productions.com/

lundi 20 juillet 2009

Philosophie de comptoir OU énervement passager

Je suis une personne qui réfléchit, qui observe beaucoup, qui analyse ; quelques fois même je philosophie...

Hier c'était sur les mots et sur leur pouvoir, aujourd'hui c'est sur l'angoisse. Oui parce que même si je ne suis pas stressée par des choses qui stresseraient beaucoup de gens, je le suis pour le reste. Enfin... pas tout le reste quand même.
Donc aujourd'hui, je me suis sentie angoissée dès le réveil. Truc très chiant parce que ça donne l'impression d'avoir mal dormi et d'avoir encore sommeil. Je préfèrerai avoir la migraine, au moins ça m'empêcherai de penser. Réveillée par un noeud dans le ventre, un sentiment d'insécurité ou je-sais-pas-quoi. Je déteste ça. Ca me donne la nausée, ça me met de mauvaise humeur, et ça me fait douter. Et dans ce cas là, même les choses les plus simples à faire me paraîssent devoir fournir des efforts insurmontables.

Je suis consciente que je révèle un aspect un peu paranoïaque de moi-même, personne n'est parfait.

Donc voilà, quelques fois j'ai l'impression que ma vie est paranoïquement petite, insignifiante et angoissante.

Il y a quelques temps, j'ai écris quelques lignes d'un narrateur dans un scénario que je n'ai pas fini. Je me rends compte que je puise vraiment dans ce que je suis au plus profond de moi pour écrire. Quelque part ça m'effraie, d'autant me dévoiler avec les mots : "Des fois je me dis « mon dieu, mais que tu es pathétique, si tu étais filmé, les gens riraient de toi. » Et je me dis aussi qu’ils n’auraient pas tord. Finalement qu’est-ce qu’on peut faire d’autre devant un homme assis au bord du gouffre du monde, et qui ne se décide pas à sauter ?"

Voilà ce que j'avais écris. Bon, je ne pense pas être aussi pathétique, et ni être assez proche du gouffre pour pouvoir me poser la question "est-ce que je saute ou pas ?". Mais Il y a dans ces quelques lignes une étrange vérité qui me pousse dans mes retranchements.

Enfin bref... pour revenir à la philosophie de comptoir... j'en ai ras le cul. J'ai besoin de vacances, de vraies vacances : pas de famille, pas de papiers à remplir, pas de conseils à la con, pas de métro/voiture/pollution...

La mer.