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mercredi 8 décembre 2010

J'aurais adoré être illustratrice

... mais je ne sais pas dessiner ! Alors j'me contente de lire des BD, et de crever d'envie d'aller au Festival de la BD d'Angoulème qui se déroule du 27 au 30 janvier 2011. J'ai vraiment très envie d'y aller, car oui, depuis quelques temps, je me suis trouvée une nouvelle passion pour la BD.


Avant la bande dessinée il y a eu les illustrations des livres pour enfants, et en particulier celles de Rebecca Dautremer. Un gros coup de coeur pour cette dessinatrice, qui a un univers bien particulier qui plonge directement dans l'histoire, qu'on ait 5 ou 23 ans. Si vous ne connaissez pas son univers, il faut au moins visiter son site ! Et si vous êtes un peu plus curieux, lisez L'amoureux, et puis aussi Princesses (oubliées ou inconnues)... Je vous jure que vous allez retomber en enfance !! D'ailleurs, ça m'fait penser qu'il faut que je continue ma petite collection de ses livres.

Donc il y a eu Rebecca Dautremer, et ensuite il y a eu la BD. Quand je dis BD, c'est pas du Boule et Bill (même si Boule et Bill c'est super... quand on a 11 ans). Moi j'ai 23 ans demain et j'avais envie de voir c'que ça donnait du côté des BD adultes, et puis aussi du côté BD-girly. Alors voici un peu mon Graal de la BD, enfin de ce que je connais en BD (c'est à dire que dalle, il me reste un quintal de choses à découvrir).


D'abord il y a eu Kari, de Amruta Patil, une bande dessinée indienne parue Au Diable Vauvert, en novembre 2008.
C'est un roman graphique qui est tantôt en couleurs, tantôt en noir et blanc et qui commence par un double suicide. Axée sur la vie quotidienne, des anecdotes et des souvenirs, cette bande dessinée nous donne le portrait de Kari, jeune femme qui se juge godiche et garçon manqué, mais qui sait faire preuve d'humour et de sensualité. Elle tente quelques expériences, mais n'arrive pas à oublier Ruth, jeune femme belle et sensuelle qui a "réussit" son suicide. Elle se sent seule au milieu de tous ces gens, ses collègues, ses colocataires... "(...) j'étudie des hommes et des femmes qui troquent leur élégance et leur droiture pour la flagornerie et l'ébriété..." p.108.
C'est une bande dessinée qui aborde de nombreux thèmes, l'amour, l'amitié, la jeunesse, la souffrance de la séparation, le solitude (en Inde ou ailleurs)... Des thèmes universels.

Et puis il y a eu Princesse aime princesse, de Lisa Mandel. Cette BD c'est... comment dire... c'est un peu un conte de fée détraqué ! Y a plein de névroses là dedans, de choses politiquement incorrectes, qui mêlent le réel et le merveilleux.
Végétaline, la belle princesse aux cheveux roses est enfermée depuis toujours au sommet de la plus haute tour (rose) du royaume, et attend qu'on vienne la délivrer. Un prince charmant nommé Codette, qui se trouve en fait être une princesse fera tout pour l'en sortir. Là ou on s'éloigne du conte de fée, c'est lorsque l'on apprend que Codette est réfugiée du Watakou et que Végétaline fait des crises d'hallucinations où elle voit une main qui l'étrangle...
Ce livre je l'ai découvert au hasard de mes flâneries dans la librairie Les mots à la bouche, et je n'ai qu'une envie depuis : la relire !


Passé ces deux premières découvertes, j'ai découvert le travail de Cha, qui a sortie une nouvelle bande dessinée dernièrement (note for myself : allez regarder tout ça à la Fnac).
J'aime beaucoup Cha, parce qu'au fond j'ai mon petit côté rebelle à 2 balles (oui, un jour, il y a très longtemps, j'ai rêvé d'avoir les cheveux roses et d'assumer), parce que je suis grognon, parce que j'aime sa façon de voir les choses et ses petites touches d'humour noir, et parce qu'elle dessine très bien (et qu'elle fait des monstres *gaga*).

Et puis je suis allée voir le côté "girly" de la BD, à savoir... Penelope Bagieux, puis Margaux Motin (j'pourrais en citer d'autres, mes ce sont les 2 que je préfère).
Pénélope Bagieux et moi c'est une graaande histoire d'amour, même si elle ne le sait pas. J'ai toutes ces BD, même son hors-série Cadavre exquis.


J'en ai parlé plusieurs fois de cette illustratrice il me semble, mais tant pis. Donc ces petites BD ce sont des chroniques du quotidien. D'ailleurs, sa toute première, Ma vie est tout à fait fascinante, sont des dessins choisis directement de son blog (qui est la définition même du "je raconte c'que je vis au quotidien"). Elle a ensuite élaboré un tout nouveau personnage, Joséphine, qui lui correspond quand même pas mal, à part la couleur de cheveux. Joséphine est blonde, ne rentre pas dans du 36, dit des gros mots, est maladroite, et est nulle en amour.
Et puis Pénélope Bagieux a fini par nous pondre une BD qui n'a rien à voir avec Joséphine, mais qui lui correspond toujours un peu : Cadavre exquis. Une jeune femme qui fait des petits boulots qui sont loin de l'épanouir, qui est nulle en amour (oui, ce thème là ne la quitte pas), qui est une championne de la feignasserie et qui trouve le moyen de se plaindre. Cette dernière BD a fini de me convaincre que j'adore Pénélope Bagieux, vraiment !!

Et puis, découverte de Margaux Motin, peu de temps après. Margaux Motin, c'est un peu la soeur de Pénélope Bagieux, mais avez un peu plus d'humour et de tendresse. Margaux Motin c'est de la malice et de la futilité ; Pénélope Bagieux c'est un peu plus brute de décoffrage.
Margaux Motin est une illustratrice, et elle est aussi maman. Si je dis ça, c'est parce que dans ses BD, on retrouve ce côté maternel qui est à la fois touchant et drôle (oh oui, très drôle). Donc si vous n'avez pas lu ses BD, filez, courez à la Fnac !

Bon et puis comme mon billet commence à être un peu long, j'vous dirais que j'ai toute une liste de BD à lire et à relire :

- Chateau de sable, de Frederick Peeters,
- Asterios Polyp, de David Mazzuchelli (qui a juste l'air ENORME),
- La parenthèse, de Elodie Durand,
- Omni-Visibilis, de Lewis Trondheim et Matthieu Bonhomme (TOP !!),
- Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh,
- Wilson, de Daniel Clowes,
- Le journal d'une bipolaire, de Sébastien Samson,
- Girls don't cry, de Nine Antico,
- La mouche, de Lewis Trondheim (marrant !),
- La bande pas dessinée, de Navo (concept original),
- Logicomix, de Apostolos Doxiadis.


mercredi 25 août 2010

... et autres histoires.


J'aime bien les sacs à main des autres, et j'admire les gens qui se font des coupes de cheveux originales. Je suis fascinée par les mains, et j'aime énormément les instruments de musique. J'adore le concept des panneaux et autres inscriptions, et je trouve presque jouissif de lire un lire avec le bruit du vent comme seul fond sonore.
D'ailleurs en parlant de livre, je viens juste de finir Le Monde sans les enfants, de Philippe CLAUDEL, dont j'avais déjà lu La petite fille de Monsieur Linh, et dont le style ne m'avait pas tellement plu. Du coup j'ai commencé un autre livre, Le mec de la tombe d'à côté, de Katarina MAZETTI, qui a l'air pas mal du tout.





Vingt histoires, à dévorer, à murmurer, à partager. Vingt manières de rire et de s'émouvoir. Vingt prétextes pour penser à ce que l'on oublie et pour voir ce que l'on cache.
Vingt chemins pour aller du plus léger au plus sérieux, du plus grave au plus doux. Vingt façons de se souvenir de ce qu'on a été et de rêver à ce que l'on sera. Vingt regards pour saisir le monde, dans sa lumière et dans ses ombres. Vingt raisons de rester des enfants ou de le redevenir.
Vingt sourires. Vingt bonheurs. Vingt battements de coeur.



Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'oeil de la stèle qu'il fleurît assidûment.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses 24 vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.
Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante.


dimanche 15 août 2010

Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?

Cette semaine j’ai lu quatre livres (L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery, Les deux maîtresses, d’Alfred de Musset, Comme un roman, de Daniel Pennac, et Théâtre, de Yasmina Reza) et en ai commencé un cinquième (La condition humaine, de André Malraux). J’aurai bien voulu en lire plus mais je n’en avais pas amené d’autres avec moi en vacances. J’avais perdu l’habitude de lire, moi qui adorais ça, moi qui avais l’ambition de dévorer tous les classiques, même ceux que j’avais déjà lu et ceux que j’avais détesté. Je m’étais résolue à apprendre à aimer Zola et ses longues descriptions, à relire Madame Bovary sans me décourager, à découvrir Balzac, Kafka, Tolstoï, Dostoïevski et bien d’autres encore… Je n’avais pas perdu le temps de lire puisque le temps personne ne l’a ou plutôt tout le monde l'a : le temps volé. Quelques heures par-ci, par-là, dans le métro ou dans les toilettes ; et le dimanche… Je n’avais pas perdu le temps de lire, non, j’avais perdu le goût de lire. Pas par défaite face aux mots mais par oubli. Oui, on peut dire par négligence.
Alors cette semaine, plongée dans mes passionnantes lectures, j’ai pris une décision silencieuse : je me remets à lire. Et j’espère m’y tenir cette fois, même si finalement lire c’est comme écrire, il y a des jours où l’on n’est pas inspiré. Et de jour en jour, ça peut faire des mois...